Une excitation sexuelle nait de quelque chose que notre cerveau connote comme sexuellement attractif
On parle de codes d’attraction sexuelle. Certaines personnes ont conscience de leur code d’attraction sexuelle ; d’autres pas.
Pour que l’excitation ait lieu il faut au minimum la présence de certains codes que notre cerveau érotise, ce qui provoque l’attraction et l’excitation sexuelle. Pour autant, lorsque la codification est excessive voire exclusive, le processus de l’excitation sexuelle peut en pâtir.
Le fétichisme est un exemple du trouble du code de l’attraction : l’érotisation se porte non plus sur le ou la partenaire et les sensations liées à la pénétration, mais sur le fétiche.
Plus limitatif encore, dans certains cas, le fétiche devra intervenir dans un scenario très ritualisé pour que l’excitation ait lieu, avec parfois des gestes très ritualisés. Je pense à cet exemple dans lequel le patient faisait crisser la robe en latex de sa partenaire à ses oreilles et recourrait toujours à la même position pour pouvoir observer le talon des chaussures que sa partenaire devait obligatoirement porter.
Lorsque cette dernière a souhaité modifier ce rituel et y mettre de la spontanéité en se présentant nue devant lui, il s’est retrouvé en difficulté incapable d’avoir une érection avec, une perte d’intérêt pour l’acte sexuel, pensait-il !
On voit ici l’importance de l’évaluation sexoclinique. Dans la grande majorité des cas, le patient évoque le symptôme, comme un trouble de l’érection et méconnait la difficulté sous-jacente.
La prise en charge sexocorporelle consiste à l’élargissement des codes d’attraction sexuelle, et du champ sensoriel permis par la prise de conscience des sensations liées à l’excitation sexuelle.
Il sera aussi nécessaire d’intégrer un mode d’excitation sexuelle qui facilitera les perceptions génitales. Enfin, un travail sur l’érotisation des stéréotypes masculins et d’assertivité peut être nécessaire pour ce profil d’hommes (généralement concernés) qui vivent une sexualité plus émotionnelle que génitale.
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